jeudi 27 août 2009

Jumeaux mode d'emploi


Nous nous sommes toujours refusés l'époux et moi d'employer le terme "jumeaux" pour désigner nos enfants. j'avais vu trop de cas où les enfants étaient désignés par ce collectif "les jumeaux, vous venez dîner?"

Non, il n'y aurait pas de ça chez nous et on a fait passer le message à la famille même si beaucoup sont fiers de dire à qui veut l'entendre (et on peut les comprendre) que ce sont des jumeaux.

De la même façon, on a toujours fait attention à ne pas acheter un cadeau pour deux, même si finalement, l'un veut toujours la même chose que l'autre!

Leur géméllité, on la respecte, c'est sûr. Ils ont un lien qu'on ne peut pas comprendre, leur langage, leurs codes. On les voit se battre, c'est sûr mais les entendre rire, jouer ensemble, se poursuivre en courant, c'est génial. L'amour qu'ils se portent est beau à voir. La pimousse cassis dit maintenant "mon frère", "je t'aime", "tu es beau" et le couvre de câlins. Le pimousse menthe clair est moins démonstratif mais sa soeur a le droit à des gestes très tendres.

Bien sûr, les bagarres sont incessantes, on se mord, on se tire les cheveux, on se tape, on nargue l'autre, on vient se plaindre à papa ou maman du comportement de l'autre...classique quoi!

La pimousse cassis a inventé une astuce plutôt fûtée je dois dire! Quand son frère veut lui prendre quelque chose des mains, elle lui dit maintenant "non, c'est un médicament, c'est interdit, d'accord"? Alors le pimousse menthe clair, dubitatif, y renonce!!!!

Mais avec des jumeaux, pas facile de ne pas faire d'erreur même quand on veut bien faire.
Je me suis aperçue pendant les vacances qu'il était nécessaire de modifier certaines choses dans notre éducation.

En fait, on est souvent tous les quatre ou alors l'un ou l'autre avec les deux pimousses, et ce, plus par habitude qu'autre chose. Et finalement, alors qu'on pourrait croire que c'est très bien puisqu'ils sont avec l'autre et peuvent donc jouer et rire, ce n'est pas la bonne méthode.

J'ai vu comme ils étaient heureux d'avoir chacun un moment privilégié, soit avec l'un de leur parents, soit avec les deux.

Pendant les vacances, l'époux partait souvent avec l'un ou l'autre pour faire quelques courses ou autre chose, me laissant du temps avec le second. C'est bien pour nous aussi je dois dire, j'ai beaucoup plus appris sur mon fils qui est plus en retrait et moins facile à comprendre que sa soeur.
On a remarqué d'ailleurs que notre fils parlait moins lorsque sa soeur était présente. Il faut dire qu'elle parle bien et par conséquent, il n'a pas à se fatiguer lorsqu'elle est là!

On s'est retrouvés juste avec lui pour une demi-journée et on l'a senti content, on l'a beaucoup plus entendu parler et chanter et j'ai vraiment pris conscience de la nécessité de modifier notre comportement et notre éducation.

Finalement, on prend l'habitude qu'ils soient toujours deux, on pense "jumeaux" même si on croit le contraire.
Or, il est crucial qu'on respecte leur individualité, qu'on leur permette à chacun de s'épanouir en dehors de l'autre.

De la même façon, j'ai toujours dit qu'il ne fallait pas comparer et on fait attention. Mais, c'est inévitable, surtout quand on n'a pas d'autre enfant de se poser des questions.

C'est pas simple de savoir où est la limite, si l'on fait bien, si l'un n'est pas lésé par rapport à l'autre. On a parfois trop le nez dans le guidon pour le voir. Les vacances m'auront donc appris beaucoup de choses sur eux et sur moi, et notamment le fait qu'être parent n'est pas facile, qu'on commet des erreurs, qu'on tatônne, qu'on est pas parfaits mais qu'on fait de notre mieux!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire