Deux enfants en même temps, c'est un double bonheur...
Deux fois plus de rires, de câlins, d'amour...
Et pour eux, une sécurité, savoir que l'autre est toujours là, qu'il nous comprend, savoir qu'on n'affrontera jamais la nouveauté seul (e), qu'à deux, on est plus forts, recevoir des regards bienveillants et admiratifs parce qu'on est jumeaux, avoir toujours un compagnon de jeux, quelqu'un à entraîner dans ses bêtises, entendre la respiration de l'autre et s'endormir en était rassuré...
Et si c'était si simple...
Mais voilà, être deux, ça signifie aussi partager l'attention de ses parents et avoir toujours devant soi un miroir et pour nous parents, c'est devoir faire attention à la comparaison. Je dirais que jusque là, on a su gérer le fait d'avoir deux enfants en même temps mais ils grandissent et les choses se compliquent parfois.
Pimousse cassis est une petite fille vive, qui parle comme un livre, spontannée, drôle et enjouée.
Pimousse menthe claire est plus rêveur, il s'invente des histoires, il est très taquin et maîtrise aussi les jeux de mots, il dessine beaucoup et est très minutieux.
A chacun sa personnalité, son talent...mais voilà, lorsqu'ils sont ensemble, pimousse cassis est souvent celle qu'on remarque le plus parce qu'elle parle beaucoup, que ses répliques sont parfois surprenantes et que comme toutes les filles, elle sait attirer l'attention.
Bien évidemment, elle ne le fait pas contre son frère, elle n'a aucune conscience de ça mais je sens que pimousse menthe claire en souffre parfois et ça me fait mal.
Hier soir, pimousse cassis nous chante son répertoire sous le regard admiratif de son papa et je décèle comme une ombre qui passe sur le visage de mon fils. Mon chevalier, mon tout petit...mon coeur se serre à cet instant, je le connais tellement.
Alors, je tente de le valoriser en disant que lui aussi connaît par coeur plusieurs chansons et qu'il pourrait les chanter mais voilà, il s'y refuse et nous jette un regard noir dans lequel je décèle sa tristesse et sa peur de ne pas être à la hauteur. Parce que mon loulou a quelques soucis d'articulation qui sont déjà bien corrigés mais qui parfois le gênent encore.
En tant que mère, je fais tout pour le valoriser, le protéger et le rassurer en lui disant constamment combien je l'aime. Son papa a une autre approche, plus dure, celle d'un homme face à son fils et le pousse en le secouant, en lui disant d'être fort et courageux.
On a eu une longue conversation avec l'époux à ce sujet et sur le fait qu'il n'était pas si simple d'être deux et de s'affirmer. On en est venus à la conclusion qu'il fallait redoubler d'attention envers ce petit bonhomme sensible mais sans que ce soit au détriment de sa soeur.
Et oui, pas si simple de dire à pimousse cassis de se taire pour laisser parler son frère, tout est question de mesure, de tact et d'attention pour que chacun trouve sa place sans se sentir écrasé par l'autre malgré tout l'amour qu'il y a entre eux.
On fait de notre mieux en espérant que ce soit suffisant...
Et chez vous, comment ça se passe?
euh ben chez nous, celui qui monopolise la parole doit se taire pour laisser parler l'autre... hum.
RépondreSupprimeret c'est chacun son tour
Même cas de figure chez nous : Fleur omniprésente et Chou en retrait.
RépondreSupprimerMême cas de figure chez nous : Fleur ramène sa science et Chou se referme.
Comme je n'ai pas de solution miracle, je ménage des moments seuls avec Chou pour qu'il puisse s'exprimer comme il se doit.