Vie d'une working girl maman de jumeaux, d'un dragibus et d'un chat!
mardi 4 février 2014
Le petit troiz
Notre petit dragibus a eu 17 mois il y a quelques jours et ça valait bien un petit post!
Et oui, je constate à mon grand regret, que je parle bien moins du petit dragibus que des pimousses...
Je ne me l'explique pas, c'est mon petit troiz, mon kusmi joli, mon tout petit, mon dernier...
Mais comme l'indique très justement cette maman dans son article, le petit troiz, c'est ce bébé qui vit dans un tourbillon!
Je le constate tous les jours! Lorsque je rentre le soir, c'est lui (et le chat) qui m'accueille souvent en courant (et en tombant) et en criant "maman" mais il est très vite rattrapé par les deux grands qui me déversent en stéréo, leur flot de paroles sur leur journée d'école, les copains, les devoirs à faire etc.
Mon petit dragibus, lui ne se laisse pas faire! il tape dans le tas, crie plus fort que tout le monde pour essayer de se faire entendre et généralement se fraye un chemin jusqu'à mes bras.
Puis, vient l'heure du dîner. Le petit dragibus dîne tout seul, pas question de lui porter la cuillère à la bouche, ah non! Lui, il fait comme les grands. Avec lui, pas d'avion ou de "une cuillère pour maman".
Pendant qu'il dîne, les pimousses mettent la table, je prépare le dîner et je crie au moins dix fois qu'il est interdit de regarder les dessins animés sur l'ipad etc., la détente quoi!
Pendant ce temps, le dragibus se débrouille avec son assiette, il s'en colle partout mais en vient à bout. On se raconte notre journée!
Puis arrivent les grands en trombe dans la cuisine, généralement, ils jouent à cache cache en se mettant sous la chaise haute pour amuser leur petit frère, lui apprennent des grimaces, des mots nouveaux, lui crient "bravo" à la moindre chose, bref, le petit dragibus ne dîne jamais dans le calme...
Avec les pimousses, je faisais en sorte que le moment précédant le coucher soit propice à la détente, pas de cris, de la musique douce, des chansons etc. Le petit dragibus, lui entend les pimousses se disputer, moi arbitrer, crier dix fois qu'il est temps de terminer de dîner, de se dépêcher, d'aller se brosser les dents...
Mais pendant que les pimousses se préparent, je ferme la porte. Cet instant est dédié à mon tout petit. Un dernier biberon dans le fauteuil, une petite histoire, une berceuse, des mots d'amour et on se couche.
Le petit troiz n'a peur de rien, il monte partout, fait tout comme les grands, se prend des coups de coussins, tombe du canapé mais se relève aussi vite en entendant rire les grands, saute sur les lits, multiplie les bêtises pour amuser la galerie, chante, danse, pique les jouets des grands et surtout, les suit partout.
D'ailleurs, quand les grands invitent des copains, on pourrait croire qu'il n'y a plus de bébé à s'occuper. Il reste parmi eux, rit, s'essaie à leurs jeux, se fait rabrouer, résiste, y retourne...
La sieste du week-end? oui, on essaie de faire en sorte qu'il dorme dans son lit mais il ne faut pas se leurrer, il faut composer avec les activités des grands, nos sorties alors, il dort dans sa poussette!
Avec les pimousses, je n'aurais pas sacrifié la sainte sieste, non!
Quant au bain, il le prend avec les grands, doit se battre pour pouvoir jouer lui aussi avec les canards, s'en prend un au passage, dit "bobo", frotte sa tête puis tape dans l'eau pour arroser les pimousses.
Il est très indépendant, range ses chaussures dans le placard comme le font ses frère et sœur, dessine, fouille dans les affaires de son frère, détruit la dînette de sa sœur et câline (ou pas) sa poupée. Il ne dit pas merci mais "voilà", dit "bravo", "coucou", au revoir", "miam miam", "jullllllllllllllles", "non pas","train" et le bruit des véhicules.
Le matin, à part un câlin dans le lit en lui donnant son biberon, il suit le mouvement: changé, habillé, mouché, chaussures, manteau, bonnet, gâteau et poussette. Il nous voit courir partout, répéter aux grands de se dépêcher, crier parce qu'ils ne sont toujours pas prêts, parce qu'on ne trouve pas les clés, parce que le cahier n'est pas dans le cartable, parce qu'ils ont oublié leur sac de sport etc.
Ensuite, c'est parti pour un tour en bus et on fonce à toute vitesse jusqu'à la crèche (et le dragibus de crier "tut tut" dans la poussette). Alors, oui, je confirme, le petit troiz vit dans un tourbillon!
C'est comme s'il poussait plus vite!!! Je crois qu'il est très aimé, très choyé, toujours heureux mais j'aimerais tellement avoir plus de temps pour lui. Pas facile... l'amour se multiplie, le temps malheureusement se divise.
En tous cas, pour celles qui hésitent, je vous le dis, un petit troiz, c'est un bonheur de chaque jour!
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