
Je tiens tout d'abord à toutes vous remercier pour vos commentaires qui m'ont fait un bien fou! la mère angoissée que je suis avait bien besoin de ce réconfort, je vous le dis!!!! Alors encore MERCI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Toute cette histoire m'amène à une réflexion sur nos réactions face au médecin. Vous avez remarqué comme on redevient enfant face à un médecin? Enfin, bon, là je parle peut-être uniquement pour moi!!
Quand je me trouve face à un médecin, je me sens d'un coup très bête, je réponds aux questions en mentant parfois, comme s'il s'agissait d'un examen de passage, c'est stupide je sais bien!!!!!
Vous me direz, je triche bien avec moi-même lorsque je fais des réussites, donc, rien d'étonnant à mon comportement!!!
Mon propos n'est absolument pas de dénigrer les médecins bien évidemment mais je rage contre cet univers médical qui ravage tout sur son passage en ne tenant pas compte de l'humain.
Je me suis vraiment aperçue de ça lors de mon hospitalisation de 3 semaines à la clinique après la naissance des pimousses.
D'abord, il y a eu cette infirmière qui m'a dit, alors que j'avais le ventre d'une baleine (et je n'exagère pas Lecteur, crois moi) que puisque ma chambre était cradingue (sans déc, c'était une honte: du genre un rasoir plein de poils dans la douche alors que j'étais sensée me laver à la bétadine pour la césarienne, hum!), qu'elle allait m'apporter des éponges et de l'eau de javel pour que je nettoie.
Là, lecteur, je crois que tu ne me connais pas en colère mais elle a failli passer par la fenêtre! ça a donné à peu près ça: "pardon? je crois qu'on ne s'est pas comprises Madame...ça fait des mois que je n'ai pas vu mes pieds, j'ai un ventre qui me précède de presque un mètre, j'accouche dans quelques heures de jumeaux et vous pensez réellement que je vais me cogner le ménage?
Non, rassurez moi, vous avez juste un humour douteux, non?"
La Madame est partie sans demander son reste et je suis restée là à pleurer sur moi-même avec mon gros bidon à téléphoner à l'époux et à mes parents à 2h du mat!
L'accouchement s'est très bien passé, heureusement! Mais ensuite, les choses se sont corsées...
Mon petit bonhomme était en néonat au 1er étage, j'étais avec ma fille au 2e.
Au début, j'étais en fauteuil roulant et il fallait bien que quelqu'un m'accompagne pour descendre voir mon fils. L'époux et ma mère étaient présents mais lorsque j'ai commencé à remarcher et que je n'avais personne avec moi, les infirmières ont refusé de m'aider à descendre avec ma fille (je vous raconte pas comme c'est facile de faire rouler un berceau quand on a du mal à tenir debout).
Ensuite, je devais jongler entre les horaires de la puéricultrice qui venait voir ma fille et les horaires de la néonat, les différents conseils contradictoires alors que pour l'allaitement de jumeaux, il fallait vraiment être synchros.
Je devenais dingue...et puis je m'inquiétais pour mon fils, on lui avait posé une sonde et je trouvais que ça durait trop longtemps. Tout le monde me disait tout et son contraire et personne n'était vraiment capable de me dire si cette sonde était encore nécessaire etc.
Et impossible de voir le médecin compétent jusqu'au jour où j'ai fait un scandale et que j'ai demandé à ce que cette sonde lui soit enfin retirée.
Le médecin m'a dit qu'effectivement, il était d'accord: ah ben merci, mais si je n'avais pas insisté, il l'aurait gardée combien de temps encore, hein? et moi pendant ce temps, j'étais toujours à la clinique à attendre qu'on daigne bien me parler.
Je ne dénigre pas le travail extraordinaire et la patience et la gentillesse du service de néonat, c'était vraiment incroyable, heureusement que les puéricultrices de ce service ont pris du temps pour m'aider et m'écouter.
J'étais suivie pendant la grossesse par le chef de clinique (jumeaux obligent) mais il n'a pas cru utile de venir me voir pendant mes 3 semaines d'hospitalisation, rien...je parlais à des gens différents tous les jours à qui je devais répéter les mêmes choses et qui m disaient tout et son contraire.
Personne ne s'est préoccupé de ma santé pendant tout ce temps, je vous assure...j'étais épuisée, je ne dormais pas, je jonglais entre les services, j'allaitais et ce qui devait arriver arrivât, j'ai eu un malaise, je suis tombée, heureusement que ma mère était présente. Mais c'est pas pour autant qu'on s'est préoccupé de moi!!!
Pendant tout ce temps, j'ai eu l'impression d'être constamment entourée et en même temps totalement seule, sans réponse à mes questions.
J'étais bien échaudée après tout ça et est venu le temps de chercher un pédiatre.
Le premier était glacial, ne me parlait pas, s'exprimait par onomatopées "hum, ah, très bien, bof, non, oui" et pire, il ne parlait pas aux enfants, juste un sourire forcé au début et puis rien, au revoir Madame, la porte, c'est là-bas...
J'ai donc trouvé ma fameuse pédiatre. C'est une pointure, très réputée paraît-il et j'ai eu confirmation de sa renommée lorsque je suis allée un jour aux urgences à Necker.
Au début, c'était génial, plein de conseils sur l'alimentation, le développement, elle me rassurait, était adorable avec les bébés et puis tout d'un coup, pouf pouf, elle a changé.
J'ai eu le droit à un festival de commentaires à la c...: d'abord, le commentaire sur mon poids (oui, je suis un petit gabarit mais c'est Ma nature, je précise): "vous avez un problème avec l'alimentation?" Là, j'ai cru devenir folle mais je me suis dit que j'étais susceptible et puis, bon, c'était un bon pédiatre, elle se renseignait, c'est normal, hein?!
Ensuite, plusieurs réflexions sur le poids de ma fille qui était trop grosse...mon fils trop maigre...
Est venu le temps de la diversification et en apprenant que parfois, le soir, je leur laissais le biberon, crise de la pédiatre "mais c'est hors de question, il faut arrêter ça, c'est n'importe quoi".
Là encore, je m'en remettais à ses compétences, hein, je suis pas médecin moi!
Puis, est venu le temps des réflexions sur leur éducation et là, je ne les tolère pas, je trouve ça inadmissible: alors qu'on venait pour les vaccins, j'ai eu le droit à "dites, donc, heureusement que mes patients ne sont pas tous comme ça (je précise qu'ils pleuraient), j'aurais l'impression d'être un dragon".
Aussi: "votre nounou est intrusive, vous me donnez l'impression de perdre votre place de mère "
Au moment de la piqure, je dis à mon fils "ne t'inquiète pas mon amour" et la pédiatre de me reprendre et de me dire "on ne dit pas ça à un enfant pour le rassurer. Il faut lui dire que oui, ça va faire mal, que c'est nécessaire et que ça va passer".
Ah ouais? excuse moi, j'avais oublié de me taper tout Dolto avant de venir pour l'examen de passage...
Et enfin "vous savez, n'importe quel enfant, même le plus angélique devient un vrai tyran si on ne lui fixe pas de limites"...là, c'était la goutte d'eau, je me suis fermée, air pincé, glaciale, j'ai dû avoir un rictus traoce réprimant ma furieuse envie de lui faire valser ses lunettes!!!!!!!!
J'ai dit "au revoir Docteur" et je suis allée pleurer un bon coup!
J'ignorais qu'il fallait passer le diplôme de mère pour avoir les félicitations du pédiatre...ça me rend dingue cette infantilisation et ce comportement moralisateur à deux balles. Comment faire culpabiliser une mère en deux leçons!
Ce qui ma rassure, c'est qu'une autre maman rencontrée dans la salle d'attente et que j'ai revue ensuite m'a dit qu'elle avait eu les mêmes réflexions et que son mari s'était pris dans les dents qu'il était un père irresponsable parce qu'il n'était pas vacciné contre la grippe!!!!
Ah je vous jure, c'est fou de se sentir si "petite chose" devant un médecin!!!!
Mais peut-être que pour lui faire confiance, il fait en sorte qu'on perde totalement confiance en nous, c'est peut-être une tactique, hein?!
Bon, allez, mine de rien, tout ça m'a bien ennuyée, surtout ses réflexions sur la croissances et même s'il y a dans son discours à boire et à manger (j'adore cette expression!!), je pense voir le spécialiste en question pour un avis éclairé sur la question, je dormirai mieux ensuite...ou pas!
Et vous, votre pédiatre, il est comment?
Toute cette histoire m'amène à une réflexion sur nos réactions face au médecin. Vous avez remarqué comme on redevient enfant face à un médecin? Enfin, bon, là je parle peut-être uniquement pour moi!!
Quand je me trouve face à un médecin, je me sens d'un coup très bête, je réponds aux questions en mentant parfois, comme s'il s'agissait d'un examen de passage, c'est stupide je sais bien!!!!!
Vous me direz, je triche bien avec moi-même lorsque je fais des réussites, donc, rien d'étonnant à mon comportement!!!
Mon propos n'est absolument pas de dénigrer les médecins bien évidemment mais je rage contre cet univers médical qui ravage tout sur son passage en ne tenant pas compte de l'humain.
Je me suis vraiment aperçue de ça lors de mon hospitalisation de 3 semaines à la clinique après la naissance des pimousses.
D'abord, il y a eu cette infirmière qui m'a dit, alors que j'avais le ventre d'une baleine (et je n'exagère pas Lecteur, crois moi) que puisque ma chambre était cradingue (sans déc, c'était une honte: du genre un rasoir plein de poils dans la douche alors que j'étais sensée me laver à la bétadine pour la césarienne, hum!), qu'elle allait m'apporter des éponges et de l'eau de javel pour que je nettoie.
Là, lecteur, je crois que tu ne me connais pas en colère mais elle a failli passer par la fenêtre! ça a donné à peu près ça: "pardon? je crois qu'on ne s'est pas comprises Madame...ça fait des mois que je n'ai pas vu mes pieds, j'ai un ventre qui me précède de presque un mètre, j'accouche dans quelques heures de jumeaux et vous pensez réellement que je vais me cogner le ménage?
Non, rassurez moi, vous avez juste un humour douteux, non?"
La Madame est partie sans demander son reste et je suis restée là à pleurer sur moi-même avec mon gros bidon à téléphoner à l'époux et à mes parents à 2h du mat!
L'accouchement s'est très bien passé, heureusement! Mais ensuite, les choses se sont corsées...
Mon petit bonhomme était en néonat au 1er étage, j'étais avec ma fille au 2e.
Au début, j'étais en fauteuil roulant et il fallait bien que quelqu'un m'accompagne pour descendre voir mon fils. L'époux et ma mère étaient présents mais lorsque j'ai commencé à remarcher et que je n'avais personne avec moi, les infirmières ont refusé de m'aider à descendre avec ma fille (je vous raconte pas comme c'est facile de faire rouler un berceau quand on a du mal à tenir debout).
Ensuite, je devais jongler entre les horaires de la puéricultrice qui venait voir ma fille et les horaires de la néonat, les différents conseils contradictoires alors que pour l'allaitement de jumeaux, il fallait vraiment être synchros.
Je devenais dingue...et puis je m'inquiétais pour mon fils, on lui avait posé une sonde et je trouvais que ça durait trop longtemps. Tout le monde me disait tout et son contraire et personne n'était vraiment capable de me dire si cette sonde était encore nécessaire etc.
Et impossible de voir le médecin compétent jusqu'au jour où j'ai fait un scandale et que j'ai demandé à ce que cette sonde lui soit enfin retirée.
Le médecin m'a dit qu'effectivement, il était d'accord: ah ben merci, mais si je n'avais pas insisté, il l'aurait gardée combien de temps encore, hein? et moi pendant ce temps, j'étais toujours à la clinique à attendre qu'on daigne bien me parler.
Je ne dénigre pas le travail extraordinaire et la patience et la gentillesse du service de néonat, c'était vraiment incroyable, heureusement que les puéricultrices de ce service ont pris du temps pour m'aider et m'écouter.
J'étais suivie pendant la grossesse par le chef de clinique (jumeaux obligent) mais il n'a pas cru utile de venir me voir pendant mes 3 semaines d'hospitalisation, rien...je parlais à des gens différents tous les jours à qui je devais répéter les mêmes choses et qui m disaient tout et son contraire.
Personne ne s'est préoccupé de ma santé pendant tout ce temps, je vous assure...j'étais épuisée, je ne dormais pas, je jonglais entre les services, j'allaitais et ce qui devait arriver arrivât, j'ai eu un malaise, je suis tombée, heureusement que ma mère était présente. Mais c'est pas pour autant qu'on s'est préoccupé de moi!!!
Pendant tout ce temps, j'ai eu l'impression d'être constamment entourée et en même temps totalement seule, sans réponse à mes questions.
J'étais bien échaudée après tout ça et est venu le temps de chercher un pédiatre.
Le premier était glacial, ne me parlait pas, s'exprimait par onomatopées "hum, ah, très bien, bof, non, oui" et pire, il ne parlait pas aux enfants, juste un sourire forcé au début et puis rien, au revoir Madame, la porte, c'est là-bas...
J'ai donc trouvé ma fameuse pédiatre. C'est une pointure, très réputée paraît-il et j'ai eu confirmation de sa renommée lorsque je suis allée un jour aux urgences à Necker.
Au début, c'était génial, plein de conseils sur l'alimentation, le développement, elle me rassurait, était adorable avec les bébés et puis tout d'un coup, pouf pouf, elle a changé.
J'ai eu le droit à un festival de commentaires à la c...: d'abord, le commentaire sur mon poids (oui, je suis un petit gabarit mais c'est Ma nature, je précise): "vous avez un problème avec l'alimentation?" Là, j'ai cru devenir folle mais je me suis dit que j'étais susceptible et puis, bon, c'était un bon pédiatre, elle se renseignait, c'est normal, hein?!
Ensuite, plusieurs réflexions sur le poids de ma fille qui était trop grosse...mon fils trop maigre...
Est venu le temps de la diversification et en apprenant que parfois, le soir, je leur laissais le biberon, crise de la pédiatre "mais c'est hors de question, il faut arrêter ça, c'est n'importe quoi".
Là encore, je m'en remettais à ses compétences, hein, je suis pas médecin moi!
Puis, est venu le temps des réflexions sur leur éducation et là, je ne les tolère pas, je trouve ça inadmissible: alors qu'on venait pour les vaccins, j'ai eu le droit à "dites, donc, heureusement que mes patients ne sont pas tous comme ça (je précise qu'ils pleuraient), j'aurais l'impression d'être un dragon".
Aussi: "votre nounou est intrusive, vous me donnez l'impression de perdre votre place de mère "
Au moment de la piqure, je dis à mon fils "ne t'inquiète pas mon amour" et la pédiatre de me reprendre et de me dire "on ne dit pas ça à un enfant pour le rassurer. Il faut lui dire que oui, ça va faire mal, que c'est nécessaire et que ça va passer".
Ah ouais? excuse moi, j'avais oublié de me taper tout Dolto avant de venir pour l'examen de passage...
Et enfin "vous savez, n'importe quel enfant, même le plus angélique devient un vrai tyran si on ne lui fixe pas de limites"...là, c'était la goutte d'eau, je me suis fermée, air pincé, glaciale, j'ai dû avoir un rictus traoce réprimant ma furieuse envie de lui faire valser ses lunettes!!!!!!!!
J'ai dit "au revoir Docteur" et je suis allée pleurer un bon coup!
J'ignorais qu'il fallait passer le diplôme de mère pour avoir les félicitations du pédiatre...ça me rend dingue cette infantilisation et ce comportement moralisateur à deux balles. Comment faire culpabiliser une mère en deux leçons!
Ce qui ma rassure, c'est qu'une autre maman rencontrée dans la salle d'attente et que j'ai revue ensuite m'a dit qu'elle avait eu les mêmes réflexions et que son mari s'était pris dans les dents qu'il était un père irresponsable parce qu'il n'était pas vacciné contre la grippe!!!!
Ah je vous jure, c'est fou de se sentir si "petite chose" devant un médecin!!!!
Mais peut-être que pour lui faire confiance, il fait en sorte qu'on perde totalement confiance en nous, c'est peut-être une tactique, hein?!
Bon, allez, mine de rien, tout ça m'a bien ennuyée, surtout ses réflexions sur la croissances et même s'il y a dans son discours à boire et à manger (j'adore cette expression!!), je pense voir le spécialiste en question pour un avis éclairé sur la question, je dormirai mieux ensuite...ou pas!
Et vous, votre pédiatre, il est comment?
elle est top la mienne! elle me dit tout le temps que la mère est celle qui sait ce qui est bon pour son enfant et qu'il faut faire confiance à notre instinct de maman!!!
RépondreSupprimerbises et bon courage!
ta voisine!!!