Je rebondis sur un fait divers qui m'interpelle puisqu'il concerne la condamnation d'une maman de jumeaux.
A Avignon, une femme de 33 ans vient en effet d’être condamnée à 4 mois de prison avec sursis, pour avoir malmené l’un de ses jumeaux, âgé de 5 mois. Les faits remontent à un an et demi. Ne parvenant pas à calmer son fils, la jeune maman s’emporte et le retourne violemment dans son parc. Elle réalise alors qu’il s’est cogné la tête et appelle les secours. Mais à leur tour, ils contactent les services de maltraitance sur enfant. Lundi dernier, le tribunal n’a pas voulu ajouter une peine trop lourde à celle que la maman s’inflige déjà : la culpabilité.
A la lecture de ces faits, ma première réaction a été de me dire "pauvre petit bonhomme" et puis peu après, j'ai pensé à elle, à cette jeune maman et je me suis dit que ça aurait pu être moi.
Oui, avoir des jumeaux, et même des singletons, c'est pas toujours rose et parfois, avec la fatigue, le stress, la peur de mal faire, l'incompréhension, on peut vite arriver à déraper.
Le plus difficile, c'est de l'admettre, se dire qu'on n'est pas wonderwoman et qu'on a besoin d'être aidé justement pour éviter ce genre de débordement.
Il s'agissait là pourtant que d'un simple accident mais parfois les conséquences peuvent être graves.
Tout ça n'a rien à voir avec l'amour qu'on porte à son enfant, c'est ça le pire!
Moi aussi plusieurs fois, j'ai senti poindre cette limite, celle qui te fait sortir de toi même, en raison de la fatigue, des pleurs que je ne parvenais ni à comprendre ni à calmer.
Alors dans ces cas là, je m'isolais quelques minutes, je respirais, je reprenais mon calme et j'expliquais à mes enfants ce que je ressentais. Et bien cette méthode marchait! J'étais surprise par l'effet que cet aveu pouvait avoir tant sur eux que sur moi.
Mais encore une fois, j'ai eu la chance d'être entourée et bien conseillée, ce qui n'était peut-être pas le cas de cette maman de jumeaux.
Et toi lecteur, tu en penses quoi?
Comme toi ! Je comprends tout à fait qu'à certains moments les parents soient tellement débordés, fatigués, stressés qu'ils peuvent dans un moment d'égarement être violents avec leurs enfants... Quand je me sens limite, je fais un petit exercice de respiration pour me relaxer (pas facile avec un bébé qui hurle à côté !) et je lui explique qu'il faut qu'on se calme tous les deux pour être en forme...
RépondreSupprimerN'importe quelle maman, parent passe par là je pense. Je suis plutot patiente je pense, mais je culpabilise encore de m'etre parfois emportée et de n'avoir pas su gérer ma colère.
RépondreSupprimerCe qui est par contre inexcusable est la violence. En ce qui me concerne, je trouve le verdict justifié. Qui sait...? Si personne ne l'avait dénoncée, peut etre aurait elle au bout d'un moment cessé de culpabiliser...peut etre aurait elle recommencé? et peut etre aurait ce été fatal cette fois là?
Ce jugement va dans le bon sens pour moi.
Sophie, je suis d'accord avec toi, je ne remets pas en cause le jugement du tribunal, je n'ai pas les éléments de faits précis pour cela. La violence n'est bien évidemment pas acceptable. Ensuite, il faut savoir ce qu'on entend par violence et où se trouve la frontière.
RépondreSupprimerEn fait, ça m'a fait réaliser comme parfois on est près du précipice et que ça tient à peu de choses pour que l'on passe de l'autre côté.
AL, c'est vrai que le dialogue même avec des tous petits a des vertus, c'est dingue!!
Et bien comme toi je comprends aussi que l'on puisse arriver à un moment , un instant où la raison nous abandonne. A bout d'épuisement, d'incompréhension, de doutes, on peut devenir une autre personne. Je me souviendrai toujours d'un jour où j'ai hurlé sur un des mes bébés. Ca m'a tellement secoué que ça ne m'est jamais plus arrivé. Ensuite quand je voyais arriver le moment où j'aurais pu craquer, je les mettais dans un endroit sûr, leur lit, leur transat, je leur disais 'maman a besoin de quelques minutes' et je m'enfermais dans la salle de bains pour évacuer le trop plein de larmes et de frustration, puis un exercice de respiration. Souvent, quand je revenais plus calme, je les trouvais calmés aussi...
RépondreSupprimerPareil que ces dames. Faut savoir s'isoler pour craquer toute seule dans son coin (moi j'avais choisi le balcon comme lonely corner mais j'apitoyais mes voisins alors finalement, me suis rabattue, comme Pepette, sur la salle de bains :)
RépondreSupprimerJ'ai lu dans un bouquin qu'un bébé qui voit sa mère triste va pleurer deux fois plus parce qu'il a le raisonnement suivant : "Ma maman est triste, je vais pleurer, comme ça, elle va s'occuper de moi et elle ne sera plus triste".
En fait, c'est pour notre bien, qu'ils pleurent nos enfants!
Ah, je voyais pas les choses comme ça mais ça y est, tout s'éclaire!!!!!!!!!!!!!!!!
RépondreSupprimerJe sens que je vais mieux vivre les crises de larmes maintenant!!!!!!!
merci Twin peaks et bravo pour ton blog qui me fait bien rire!!